Les scénarios

Jeremy, un jeune français chômeur de son état, apprend que son père (Sir Williams Mac Sporran ; un écossais excentrique, qui a abandonné sa mère juste avant sa naissance et que Jeremy n’a jamais connu) est décédé. Celui-ci, très riche, lui lègue toute sa fortune à la seule condition de passer 5 nuits dans son manoir en écosse.                   

Le manoir est entretenu par Reginald, un vieux majordome qui était au service de Sir Williams et qui fera découvrir à Jeremy qu’elle homme était vraiment son père. Si Jeremy se soumet aux conditions stipulées sur le testament, il héritera alors d’une immense fortune ainsi que du manoir.

Une jeune femme du nom de Julia, mandatée par le cabinet de notaire « Simpson and Simpson » et qui ne laisse pas indifférent le jeune Français, accompagne Jeremy afin de vérifier si ce dernier respecte les termes du contrat.

Mais ils apprennent à leur arrivée que le manoir est hanté et que personne n’a jamais pu passer plus de deux nuits dans un salon situé dans une aile isolée du manoir et construit, dit-on, sur les ruines d’une ancienne crypte. Une légende veut qu’un jeune couple – Wallace Maclean et sa jeune épouse Aliénor – y ait été assassiné le soir de leur noce par Angus Sagremor Mac Sporran, homme cruel et cousin de Wallace. Amoureux fou d’Aliénor, Sagremor n’avait pu supporter d’être rejeté et les avaient assassinés avant de les maudire pour l’éternité. 

Jeremy ne croit pas à ces histoires de revenant et accepte de passer les 5 nuits dans cette pièce, seul. 5 nuits, et il héritera alors d’une fortune.

Deux frères, Scott et Bartlett, neveux de Sir John Mac Sporran, donc cousins éloignés de Jeremy, vont s’interposer dans ce projet car il est stipulé que si le Français échoue, l’argent leur reviendra de droit. Il n’en faut pas plus pour susciter leurs convoitises.

Les deux frères, dégénérés, ne vont reculer devant rien pour lui mettre des bâtons dans les roues. Ils vont d’abord essayer de le dissuader de rester en lui racontant des histoires atroces arrivées à certains de leurs ancêtres qui ont voulu braver le salon maudit, puis ils vont se faire passer pour des esprits afin de lui flanquer la trouille. Mais comme cela ne suffira pas, ils finiront plus tard par envisager des solutions plus radicales et plus expéditives. Ils s’adjoindront également les services de Susan, la frivole fiancée de Bartlett, femme aux charmes redoutables qui rend fou de jalousie son amant.

Devant les multiples dangers qui le guète, Jeremy va être aidé par Julia dont il tombe irrémédiablement amoureux (Il va découvrir qu’ils ont été unis dans une autre vie alors qu’il était roi d’écosse ) et surtout par les esprits tourmentés des deux amants maudits qui vont faire un pacte avec lui. Jeremy doit retrouver leurs dépouilles et leurs donner la sépulture décente qu’ils attendent depuis des siècles. En échange, ils l’aideront à se débarrasser des deux cousins.

Mais c’est sans compter sur les forces du mal incarnées par Sagremor …

Heureusement Murdock ; créature oscillante entre la vie et la mort et sans aucun respect pour les lois spectrales va être un précieux allié pour combattre Sagremor.

Finalement, et après bien des péripéties, ce sera l’amour comme toujours qui triomphera et comme le dit Wallace : « Qu’une éternité puisse s’accomplir et que le destin s’arrache à ses chaînes maudites ! »

 

Oui, c’est bien d’amour qu’il s’agit. D’un amour à travers le temps, à travers les âges, d’un amour plus fort que la mort elle-même. Car ce qui a été unis, le sera de nouveau.

 

 

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Comédie sur la filiation et l’héritage génétique

 

 

Adrien Leprieur, un homme de 35 ans, vit depuis trois ans avec Christelle Berthaux, âgée de 30 ans.

Malgré son jeune âge, Adrien occupe avec sérieux et application un poste à haute responsabilité au sein d’une banque régionale à Paris. Il est co-directeur de l’établissement et, avec son associé et beau-père, Jean-Marc Boistel, âgé de cinquante-huit ans, il gère les intérêts d’une clientèle assez bourgeoise.

Clientèle dont fait partie, entre autres, les parents de Christelle, propriétaires par ailleurs d’un haras en Seine et marne.

Adrien est un homme parfaitement équilibré, mais il a un rapport parfois assez étrange avec l’argent. En présence de fortes sommes, comme cela lui arrive parfois, il a des pulsions et s’imagine s’accaparant l’argent de ses clients d’une façon malhonnête. Dans ces moments de pure imagination, il témoigne d’un sang froid extraordinaire et organise des vols spectaculaires. Il ne comprend pas d’où lui viennent pareilles idées et il ne peut, bien entendu, en parler à personne. Il range cela au rayon de ses phantasmes. Christelle, quant à elle, est architecte et décoratrice d’intérieur. C’est une jeune femme très romantique, très douce, mais aussi très naïve.

Tout ce beau monde mène une vie agréable et aisée. Il ne manque plus qu’un mariage pour que le bonheur soit complet.

C’est pratiquement chose faite quand Adrien et Christelle décident d’officialiser leur union. Mais Christelle n’a pas l’intention de s’arrêter là, et elle parle déjà d’enfant. Adrien ressent un trouble et s’en ouvre à Christelle. Il n’est pas contre l’idée d’avoir un enfant, mais il n’est pas sûr de pouvoir assumer son statut de futur père. Christelle le sait, Adrien a été abandonné par sa mère quand il était très jeune et celui-ci a peur qu’une pareille chose puisse se reproduire. A-t-il cela inscrit dans ses gènes ? Risquerait-il d’abandonner à son tour son enfant, comme sa mère l’a fait avec lui ?

Pour Christelle, la réponse est évidente. Jamais Adrien ne pourrait abandonner son enfant.

Tout pourrait aller pour le mieux dans le meilleur des mondes, mais une ombre va bientôt entacher ce tableau si idyllique. Le père d’Adrien meurt. Pour Adrien, c’est un coup dur. C’était la seule personne qui le rattachait encore à la notion de famille. Son père mort, il se retrouve donc orphelin et il ne peut plus compter à présent que sur la famille qu’il va lui-même fonder.

Quelques jours plus tard, en rangeant les affaires de son père, Adrien trouve un petit paquet de lettres écrites à son attention. Elles sont signées de sa mère et lui étaient adressées sur une période recouvrant une partie de son enfance entre 7 et 10 ans. Son père ne lui en avait jamais parlé. Les lettres indiquent qu’elle a vécu à Toulon, mais il n’y a pas d’adresse.

Adrien en parle à Christelle. Celle-ci lui dit que c’est peut-être là un signe. L’occasion pour lui de la retrouver si elle est encore vivante.

Adrien n’est pas sûr de vouloir entreprendre cette démarche. Même s’il aime Christelle, ce qu’elle lui demande lui semble trop difficile. Christelle insiste. Il est important que son futur mari renoue avec son passé, qu’il fasse la paix dans son cœur et dans son âme. Qu’il pardonne enfin. C’est pour le bien de leur futur enfant. Elle va en glisser un mot à son père.

Le lendemain, à son travail, Adrien a de nouveau une impulsion. En effet, son beau-père a laissé la porte du coffre ouvert. L’imagination d’Adrien ne fait qu’un tour, et le voilà en train de dérober l’argent au nez et à la barbe de son associé. Il revient soudainement à la réalité, interrompu dans ses rêveries par Jean-Pierre Boistel qui lui dit que sa fille lui a parlé de son petit problème. Il lui dit que Christelle a raison et qu’il devrait suivre son conseil. Il y a quelques années, lui-même a cherché à retrouver sa sœur qu’il avait perdue de vue. A ce moment-là, il avait fait appel à un détective privé. Il a encore ses coordonnées et les donnes à Adrien. Celui-ci le met dans son portefeuille et l’oublie aussitôt.

Pendant ce temps, Christelle, aidée par sa mère, entame les préparatifs du mariage. Autant dire qu’elle a du pain sur la planche.

Le temps passe. Adrien et Christelle sont à l’église. Ils sont mariés. Tout le monde est heureux. Au cours de la soirée, Christelle, radieuse annonce à tout le monde, y compris à Adrien qu’elle est enceinte. Le monde d’Adrien semble soudain se rétrécir. Il est au pied du mur. Il va être papa et ses vieilles terreurs refont surface.

Le soir même, il fait un cauchemar dans lequel, il abandonne femme et enfant au milieu des cris et des pleurs.

Le temps a passé. Christelle a maintenant un ventre bien rond. Adrien est pétrifié de peur. Tous les gens qu’il rencontre ne parlent que de ça. On dirait que le monde dans lequel il vit n’attend que la venue au monde de son enfant. Adrien retombe par hasard sur la carte du détective privé. Il décide de le contacter.

Un coup de fil et il a un rendez-vous.

 

Jacques, un homme de 40/45 ans, entre dans un restaurant. Il se dirige vers l’arrière cour où il surprend une jeune chienne style Yorkshire en train de manger, à même un plat posé au sol, des restes de spaghettis en compagnie d’un gros chien noir sans collier. (ref : la belle et le clochard) Il s’empare de la jeune chienne après avoir mis en fuite l’autre chien. On le retrouve plus tard dans des beaux quartiers où il restitue, moyennant argent, la jeune fugueuse à sa maîtresse éplorée. Il retourne ensuite à son bureau où, Nora, sa secrétaire, lui annonce qu’une personne l’attend. Il s’agit d’Adrien qui vient engager le détective privé. Il lui explique la situation, lui donne le paquet de lettres et le lance sur la piste de sa mère.

C’est donc à Toulon que le détective, qui a accepté le contrat, commencera ses investigations. Il a été convenu qu’il tiendra Adrien régulièrement au courant de l’avancée de son enquête.

Adrien est rassuré et peut rentrer chez lui l’esprit tranquille. Sa future femme n’a jamais été aussi belle. La vie, même, ne lui a jamais paru aussi intense. Alors pourquoi ce goût amer dans la bouche, cette sensation de malaise ? Il se secoue et regarde à nouveau Christelle. Un élan d’amour envahit Adrien et il prend Christelle dans ses bras.

Il commence à s’enhardir, mais Christelle, débordée par les préparatifs de la venue de l’enfant, du baptême, et pleinement comblée par sa grossesse, repousse gentiment Adrien dans sa demande charnelle.

Il déplore que Christelle ait moins de temps à lui consacrer et il va se coucher un peu malheureux.

Quelques jours plus tard, Adrien reçoit un coup de fil du détective. Il lui confirme que sa mère a bien vécu à Toulon dans les années 70, mais il n’a pas encore retrouvé sa trace. En revanche, il a retrouvé l’adresse de son dernier employeur qu’il doit rencontrer dans l’après-midi.

Pendant ce temps, Christelle et sa mère font les magasins afin d’acheter la layette du nouvel arrivant. Cette séquence (en musique) est matchée avec l’investigation du détective que l’on voit dans différents endroits et en compagnie de différentes personnes.

Plus tard, Christelle passe chez sa sœur et son beau-frère. Elle est inquiète pour Adrien. Plus l’arrivée de son fils approche, plus il devient nerveux et tendu. Elle ne l’a jamais vu comme ça et espère que le détective qu’ils ont embauché sera en mesure de leur donner prochainement de bonnes nouvelles.

Nous retrouvons le détective en pleine investigation. Sa dernière piste le mène au parloir d’une prison. Un homme d’une cinquantaine d’années, à la mine patibulaire, et qui a été l’amant de la mère d’Adrien, lui apprend où il a des chances de la trouver. Le détective envoi un texto à Adrien pour lui annoncer qu’il est sur une bonne piste et qu’il en saura plus le soir même. A suivre…

Christelle et Adrien sont excités par la nouvelle et attendent avec impatience la suite des événements. En même temps, Adrien se pose des questions. Va-t-elle vouloir le revoir, lui-même est-il sûr de vouloir cela ? Et si sa mère était malade, ou mourante, et si et si ?…

Encore une fois, c’est Christelle qui le rassure. Il a eu raison d’entreprendre cette démarche. Elle est persuadée que la mère d’Adrien sera ravie de l’opportunité de revoir son fils. Elle est convaincue que c’est une vieille femme charmante et qu’à l’heure actuelle elle est en train de prendre un thé et des gâteaux avec quelques amies au bord de la mer.

La réalité est tout autre. Le détective entre dans un endroit mal famé où des jeunes femmes sont en train de lutter sur un ring miteux. Le manager d’une des deux jeunes femmes (la plus forte, mais aussi la plus jolie) est une vieille femme fumant le cigare avec une cicatrice en travers de la joue droite et qui hurle et jure comme un charretier sur le bord du ring. Le détective s’approche d’elle. Nous l’avons compris, il s’agit d’Angèle, la mère d’Adrien. Âgée d’une soixantaine d’années et malgré – ou peut-être à cause de sa cicatrice – c’est toujours une belle femme, très sûre d’elle-même, une flambeuse qui n’a pas sa langue dans la poche et qui, on va s’en apercevoir rapidement, sait manipuler les hommes. Nous apprenons que la jeune championne est la fille d’Angèle et par conséquent, la demi-sœur d’Adrien.

Nous retrouvons tout ce beau monde dans un bar populaire près de la rade de Toulon. Au fond du café, s’en suit une discussion enflammée.

Plus tard, nous retrouvons le détective dans sa chambre d’hôtel. Il sélectionne puis agrandit une série de photos numériques sur un ordinateur portable et notamment celles d’une vieille femme éructant près d’un ring et celles d’une jeune et belle catcheuse en plein combat. Il va pour envoyer un mail à Adrien, avec les photos en pièces jointes, mais se ravise. Il laisse un message à Adrien sur son portable en lui disant simplement qu’il rentre sur Paris le soir même et qu’il a des nouvelles pour lui.

Le détective range ses affaires et sort de l’hôtel. Dehors, il fait nuit. Aussitôt dans les ruelles de Toulon, il se sent suivi.

De fait, deux hommes d’un âge certain sont à présent attachés à ses pas. Le détective sent que leur présence est loin d’être amicale. Il accélère le pas puis, pris d’une sombre appréhension, il se met à courir. Il est maintenant près du port, il fait nuit noire. Les deux vieillards ne sont plus très loin. Mais l’un d’eux ne vient-il pas de sortir une arme de sa poche ? Le détective sort à son tour un petit revolver. L’étau se resserre autour de lui. Il marche prudemment sur le bord du quai, mais un mouvement le fait sursauter et il trébuche sur un filin. Il lâche l’ordinateur portable qu’il a entre ses mains et tombe à l’eau. Sa tête heurte la coque d’un bateau et il coule à pic. Les deux hommes ramassent l’ordinateur du détective et s’en vont.

A partir de cet instant, Christelle et Adrien n’ont plus de nouvelles de ce dernier. Adrien tente bien de le joindre, mais il tombe à chaque fois sur son répondeur. A son bureau, sa secrétaire n’en sait pas plus non plus.

Une nouvelle nuit passe où Adrien a de moins en moins de contact intimes avec Christelle. Mais celle-ci semble si heureuse.

Entre temps, à Toulon un homme a été repêché dans le port et conduit aux urgences. Il est encore en vie, mais a perdu la mémoire. Il n’a aucun papier sur lui. Il s’agit bien entendu de notre détective.

 

Quelques jours passent encore. Et puis, un matin, on sonne à la porte d’Adrien. C’est Christelle qui va ouvrir. Derrière la porte une vieille femme toute souriante aux cheveux gris/blancs serrés dans un chignon parfait, se présente. C’est Angèle, la mère d’Adrien. Elle s’est arrangée, et paraît beaucoup plus âgée qu’elle ne l’était à Toulon. Elle à l’air douce et gentille, bref une vraie mamie.

 

Christelle est folle de joie à l’idée d’annoncer la bonne nouvelle à son compagnon qui, pour le moment, est à son travail. Après avoir fait connaissance avec sa belle-mère, elle décide d’organiser une petite surprise pour Adrien. Une petite fête improvisée avec quelques proches et le clou de la soirée sera les retrouvailles d’Adrien et sa mère. Christelle est toute émoustillée à l’idée de ces retrouvailles et se met en quatre pour organiser la soirée.

La soirée arrive. L’émotion est à son comble quand Adrien voit sa mère pour la première fois. Ensuite, les discussions vont bon train. On apprend au cours de cette soirée que la mère d’Adrien a longtemps travaillé comme infirmière. La cicatrice sur son visage ? Un patient qu’elle a empêché de se suicider.  Au cours de la soirée, Agathe, une amie de la mère de Christelle fait un malaise cardiaque. Adrien demande alors à sa mère d’intervenir. Bien entendu, elle n’a jamais été infirmière de sa vie, et elle essaye de se sortir de cette pénible situation de toutes les manières possibles. Mais elle se retrouve obligée d’intervenir. Dans un élan de désespoir, voyant que la femme va y passer, elle lui flanque une grosse gifle. Coup de chance extraordinaire, la gifle a pour effet de relancer le cœur de la femme et elle se met de nouveau à respirer. Elle a eu chaud. Les invités sont assez décontenancés par les méthodes de la vieille femme, mais elle a sauvé la vie d’Agathe et c’est une héroïne à présent. Christelle ne tarit pas d’éloges à son égard. Adrien est très ému.

 

Après la soirée, il y a une scène assez émouvante entre Adrien et sa mère et pendant un court instant, Angèle se met à imaginer cette vie qu’elle aurait pu avoir si elle n’avait pas choisi sa vie aventureuse. D’autant que Christelle, enceinte, magnifique et rayonnante, vient les rejoindre. Ils forment alors une sorte de famille idéale. La vieille femme imagine son fils, sa belle fille et son petit-fils.

Elle en grand-mère gâteuse. Et puis dans cette image idyllique, l’enfant qu’elle tient sur ses genoux lui met le doigt dans l’œil. Enervée, elle jette l’enfant par terre. Bing ! Fin du rêve.

C’est trop tard, Adrien n’est plus son fils. C’est un étranger qui appartient à un monde qu’elle a toujours détesté. Elle redevient très vite celle qu’elle est vraiment. Le sentimentalisme, ce n’est pas pour elle.

Christelle et Adrien lui proposent d’emménager chez eux, mais la vieille femme dit qu’elle a déjà réservée dans un hôtel. Christelle insiste, mais la mère d’Adrien reste sur ses positions. « Plus tard peut-être quand nous nous connaîtrons mieux»

Au fil des jours suivants, la vieille dame va se montrer particulièrement intentionnée, bienveillante envers son fils retrouvé et reconnaissante envers Dieu qui lui a permis de vivre jusque là. Elle va s’intéresser de très près au métier de son fils. Métier qui semble la passionner.

Et puis, petit à petit, des choses étranges surviennent dans le quotidien des jeunes mariés.

D’abord, ce sont des objets qui disparaissent. Mais comme dit la mère d’Adrien : « Les objets ont une âme et des fois ils la rendent » Elle aussi a perdu beaucoup de choses dans sa vie, mais elle a retrouvé un fils et ça, ça n’a pas de prix. Puis, c’est de l’argenterie et des livres précieux. Et puis s’en suit une série de cambriolages où les voleurs semblent tout connaître des lieux, même l’endroit où se trouve l’alarme. Le sort s’acharne contre eux. Même si un doute s’éveille dans les esprits, et particulièrement dans celui de Véra, la mère de Christelle, on est loin de s’imaginer que la vieille femme puisse être impliquée dans cette série de disparitions même si les événements se sont déclenchés depuis son arrivée.

Un dimanche après-midi, alors qu’Angèle a accepté que Christelle et Adrien l’accompagnent, la vieille dame rencontre « par hasard » (mais un bonheur n’arrive jamais seul) un ami à elle dans le quartier. Quelle coïncidence ! Louis, bel homme âgé de soixante ans, est dans les affaires, affaires qui pourraient intéresser Adrien si celui-ci avait l’intention d’investir. Louis est en fait un des deux hommes qui avaient traqué le détective privé à Toulon et vieux complice d’Angèle.

A partir de ce moment, Angèle fait fréquemment de grandes promenades en compagnie de son ami.

La sensation de malaise d’Adrien a augmenté depuis qu’il a retrouvé sa mère. C’est une étrangère pour lui. Christelle pousse Adrien à essayer de se rapprocher d’elle. Un soir, Adrien invite sa mère au restaurant. Ils ont des tas de choses à se dire. Adrien ne peut pas s’empêcher de lui demander de lui parler de son père. Est-ce qu’il l’aimait ? Comment se sont-ils rencontrés ? Pourquoi est-elle partie si longtemps sans donner de nouvelles ? Angèle invente une histoire romanesque à dormir debout. Adrien fait semblant de la croire, mais n’en pense pas moins.

De son côté, Christelle essaye d’impliquer la vieille femme dans les préparatifs du baptême. Elle l’emmène partout, lui présente des amis de la famille. Un après-midi, elles vont prendre le thé chez Véra, la mère de Christelle dans leur haras. Là, Angèle apprend que certains des chevaux dans les écuries valent une petite fortune.

Il y a clairement de l’électricité dans l’air entre Véra et Angèle. La mère de Christelle n’est pas dupe et elle flaire assez vite l’entourloupe. Elle ne doute pas de l’identité de la mère d’Adrien, mais plutôt de sa sincérité et de ses véritables motivations. Elle pense que la vieille femme ne dit pas tout sur son passé.

Christelle quant à elle pense que c’est simplement un peu de gène au regard de leur classe sociale si éloignée. Et puis elle vient de retrouver un fils, ce ne doit pas être évident pour elle. Il faut lui laisser du temps.

Le lendemain soir, les deux vieux complices « visitent » le haras des parents de Christelle. Alors qu’ils essayent de voler un des étalons, l’un d’eux se prend un méchant coup de sabot.

Le lendemain, Angèle se retrouve dans un des quartiers chauds de Pigalle. Que fait-elle par ici ? Et qui va-t-elle rencontrer dans cet hôtel minable ?

Deux de ses complices (Le fameux « Louis » rencontré précédemment et son frère qui a maintenant un bras cassé et une minerve) auxquels elle donne cette fois-ci une collection de timbres rares et qui devrait rapporter un bon paquet d’argent.

A Toulon, le détective privé a retrouvé, cousue dans une de ses poches, une carte avec un nom et une profession. Il ne sait pas encore qu’il s’agit de sa propre carte, mais le naturel reprenant ses droits, il s’échappe de l’hôpital et se lance sur la piste de sa propre identité.

Les révélations d’Angèle à propos de son père tarabustent Adrien. Il ne sait plus quoi penser. Il décide d’appeler Janine, une femme qui a partagé la vie de son père quand lui-même était adolescent. Celle-ci l’a accompagné dans les années difficiles de sa vie et le connaît bien. Bien que son père et Janine soient séparés depuis plusieurs années, Adrien a toujours gardé le contact avec elle. Comme une mère, elle a toujours été présente pour lui et elle lui a toujours donné de bons conseils.

Là, Janine lui apprend qu’il est né parce que son père avait payé Angèle pour qu’elle garde son enfant. Angèle avait voulue avorter lorsqu’elle avait su qu’elle était enceinte d’Adrien.

Il apprend que son père n’a pas été très net dans cette histoire. C’était un homme secret et violent. Adrien est abattu.

Les vols et les cambriolages continuent. Cette fois ce sont les amis des parents de Christelle qui sont victimes d’un cambriolage. Cela coïncide de très près avec les visites d’Angèle chez les personnes concernées. Mais encore une fois, personne ne fait vraiment le rapprochement.

Un jour, la mère de Christelle appelle sa fille pour lui dire qu’une de ses amies a croisé Angèle. Cette dernière se trouvait en compagnie d’une jeune femme et de loin son amie avait crue qu’il s’agissait de Christelle. Elle les avait vu entrer dans un hôtel.

Intriguée, Christelle décide de suivre Angèle un après-midi. C’est à cette occasion qu’elle tombe sur Shania, la soeur d’Adrien. Elle demande à Angèle pourquoi elle n’a rien dit et la vieille femme lui répond qu’elle pensait que cette information serait trop forte pour Adrien et elle attendait le moment propice pour la lui révéler. Christelle craque devant tant de prévention.

C’est dit, Shania et Angèle doivent emménager chez eux. Angèle refuse poliment, mais Shania accepte. C’est ainsi que la jeune femme se retrouve dans l’appartement d’Adrien et de Christelle.

Cette fois le loup est installé dans la bergerie. Place au carnage.

Depuis que Christelle est enceinte, la vie sexuelle d’Adrien, qui de toute façon était assez conventionnelle, a subi un sérieux coup d’arrêt. Du coup, comment ne pas remarquer la beauté de la nouvelle pensionnaire et être perturbé par cette présence physique et animale. D’autant que Shania n’est pas farouche et se promène assez librement en tenue légère et oublie fréquemment de fermer la porte de la salle de bains. La situation est très inconfortable pour Adrien.

Pendant ce temps, le détective a retrouvé la trace de son passé. Il est dans un bureau qui est le sien, mais qu’il ne reconnaît pas.

Il a bien des flashs, des images, mais il ne sait pas à quoi elles correspondent. Il ne reconnaît pas non plus Nora, sa secrétaire. C’est elle qui lui rappelle l’affaire sur laquelle il était avant de perdre la mémoire. Il décide d’aller voir son ancien client en espérant que celui-ci pourra peut-être l’aider à reconstituer les faits. C’est ainsi que le plus innocemment du monde, il va frapper à la porte d’Adrien. Le jeune couple s’est absenté pour un moment et c’est Angèle qui va ouvrir. La vieille femme a un choc en voyant le détective, mais n’en laisse rien paraître. Quand au détective, le visage de la vieille femme lui inspire bien quelque chose, mais il ne sait pas quoi. Et toujours ces flashs ; cette fois-ci, ce sont les images d’une salle enfumée, des cris et des femmes qui se battent. Comment cette vieille dame avenante pourrait être liée à ces visions ? C’est sûrement en liaison avec l’affaire qui l’occupe actuellement. Le détective dit qu’il repassera plus tard voir Adrien. Aussitôt parti, Angèle téléphone à ses deux acolytes et les mets au courant de la situation. Les deux vieillards vont se remettre sur la piste du détective et s’arranger pour le faire taire définitivement.

Adrien s’est laissé entraîner par Shania, qui avait envie d’aller danser et s’amuser un peu, dans une boîte assez branchée. C’est même Christelle qui a insisté pour qu’Adrien accompagne sa sœur. Sous les lumières tamisées et l’alcool aidant, l’attraction qu’il ressent malgré lui pour la jeune femme va s’intensifier au cours de la soirée.

Shania prend du plaisir à constater le trouble d’Adrien et décide de pousser le jeu un peu plus loin. Elle a repéré une jeune femme sur la piste. Celle-ci vient de retirer ses boucles d’oreille qui la gênait pour danser et les a mises dans son sac. Elle demande à Adrien d’aller inviter la jeune femme à danser. Adrien s’exécute docilement. Celle-ci tombe sous le charme d’Adrien. Pendant ce temps, Shania ouvre le sac et dérobe les bijoux sous le regard ahuri du jeune homme. 

Son forfait accompli, elle se lève et va provoquer sur la piste la jeune femme, prétextant qu’elle danse avec son homme. Le ton monte très rapidement, et Shania a tôt fait de flanquer un direct à la danseuse avant de l’expédier, manu militari, dans les décors. Adrien est impressionné par le charisme et l’énergie qui se dégage de sa « sœur » et il succombe immanquablement à ses charmes avant la fin de la soirée.

Adrien est rentré de sa folle soirée et se couche en culpabilisant auprès de sa femme. Mais le mal est fait et sa dernière vision avant de s’endormir, c’est le corps de Shania qu’il enlace fougueusement.

Au travail, ce n’est plus comme avant. Ses flashs où il se surprend à voler de l’argent se font de plus en plus intense. Mais cette fois-ci Shania fait partie de ses phantasmes et c’est ensemble qu’ils accomplissent leurs forfaits. En fait, il ne cesse de penser à elle.

Angèle rencontre enfin le beau-père d’Adrien. Elle ne tarde pas à « cerner » le bonhomme. Marié depuis trop longtemps, installé dans une routine confortable, il n’a plus pour remplir sa vie que son travail et ses quelques hobbies. Il est profondément malheureux et quant à sa vie sexuelle, il a fait une croix dessus depuis un bon moment.

Qu’elle n’est pas sa surprise, lorsqu’il s’aperçoit qu’il n’est pas insensible au charme d’Angèle. Il faut dire qu’elle sait donner à voir d’elle ce qu’elle a vraiment envie de montrer quand cela l’intéresse. Sans même s’en rendre compte, Jean-Marc Boistel commence à « fréquenter » Angèle en cachette.

Pendant ce temps, les deux frères sont de nouveau sur les traces du détective et attendent le moment propice pour lui régler son compte. Mais celui-ci est toujours très entouré et il est difficile d’accès. Les deux frères prennent leur mal en patience.

Pendant qu’ils réfléchissent aux meilleurs moyens d’arriver à leur fin, Angèle « attaque » Jean-Marc Boistel de front. Elle s’arrange pour se faire inviter chez lui alors que sa femme est partie pour plusieurs jours en villégiature. Boistel lui propose un thé et elle lui demande s’il n’a pas plutôt de l’alcool. Après quelques verres, l’ambiance est plus détendue. Sous prétexte d’aller se rafraîchir dans la salle de bains, Angèle opère une transformation spectaculaire. Un peu de maquillage, un décolleté savamment improvisé, ses cheveux défaits et lâchés sur ses épaules, elle paraît dix ans de moins quand elle sort de la salle de bains. Jean-Marc est subjugué. Elle le pousse sur le canapé et on comprend qu’à partir de ce moment, elle va faire de lui tout ce qu’elle veut.

Shania de son côté manipule, elle aussi, complètement Adrien à présent. Elle l’entraîne malgré lui dans des soirées de plus en plus chaudes et le met dans des situations dangereuses. Mais Adrien est excité par le danger. Il se rend compte qu’il s’éloigne ainsi de Christelle, mais il y a quelque chose en lui qui le pousse à aller encore plus loin. Il a conscience que sa vie d’avant est en train de voler en éclat et, paradoxalement, il y prend un certain plaisir. Il s’en ouvre à Shania qui, avec un air entendu, lui dit de ne pas s’inquiéter et qu’il a ça dans le sang.

Adrien ne comprend pas pourquoi elle dit ça, et cela le perturbe un peu.

Un nouveau vol a eu lieu dans l’appartement d’Adrien. Cette fois-ci, son coffre personnel a été forcé et des documents de la banque ainsi qu’une forte somme d’argent ont été dérobés ce qui le met dans une situation délicate vis-à-vis de son associé.

Angèle ne tarde pas à présenter Louis à Jean-Marc Boistel. Les deux complices lui exposent leur projet, projet né de l’imagination d’Angèle et dont elle est très fière. Personne, avant eux, n’avait eu l’idée de fonder un village entier avec toutes les infrastructures nécessaires à l’accueil de personnes retraitées et fortunées.

Un vrai village, avec ses commerçants, ses cinémas, son église, sa mairie, ses médecins et… ses hôpitaux, entièrement dédiés au bien être des personnes qui auraient les moyens de s’y installer.

Le projet est audacieux et les moyens mis en œuvre, importants. Le fait qu’une banque réputée et proche de ses clients, se porte garant serait un plus pour ce projet qui est déjà très avancé et qui bénéficie de surcroît, de l’apport d’investisseurs étrangers. Tout ceci est bien entendu une arnaque pour disparaître avec les fonds de la banque d’Adrien.

Pendant qu’ils exposent leur audacieux projet, Louis reçoit un coup de fil de son frère. Ce dernier, qui a guetté Jacques, pense que le moment est propice. Louis s’excuse auprès du banquier et rejoint son frère sur les bords de Seine, où le détective, comme attiré par les reflets de l’eau, sonde sa mémoire et tente de remettre de l’ordre dans le puzzle de ses idées. Les deux frères se mettent à le suivre le long des quais de Seine. Jacques les remarque et a une sensation de déjà vu. Par une série de flashs, il revit la scène de Toulon. Alors qu’ils sont sur le point de s’en débarrasser, il se rappelle soudain de tout. Il arrive à s’échapper, mais malheureusement pour lui, il est encore victime d’un accident qui l’envoie droit dans la seine où, une nouvelle fois, il se cogne la tête contre le bord du quai avant de disparaître sous l’eau. Quelques instants plus tard, il émerge sur l’autre rive, loin de ses agresseurs, mais a, malheureusement, de nouveau perdu la mémoire. Les deux vieillards se lancent de nouveau à sa poursuite.

Jacques erre dans Paris la nuit. Toujours en quête de son identité. Son téléphone portable est foutu. Il trouve dans son portefeuille l’adresse d’une femme et décide de s’y rendre. Il s’agit du domicile de Nora. Il l’a réveille et lui explique qu’il ne sait pas qui il est.

Elle lui dit que c’est la seconde fois que cela lui arrive, la première c’était à son retour de Toulon. Mais les deux complices ont suivis Jacques et, après avoir investi les lieux, séquestrent les deux personnes. C’est sans compter sur l’habileté et l’ingéniosité de Nora qui réussit à mettre hors d’état de nuire les deux gangsters. En fouillant dans leur poche, Jacques trouve une clé de chambre d’hôtel du côté de Pigalle. Il ne sait toujours pas pourquoi ces deux là lui courent après, mais il sait, et Nora en est persuadée également, que tout cela est lié à l’affaire de Toulon. Ils doivent contacter Adrien et le mettre au courant de la situation. Nora se rendra au domicile du jeune homme pendant que Jacques ira faire un tour à l’hôtel. Ils se retrouveront chez Adrien.

Angèle a maintenant définitivement gagné la confiance de Boistel et celui-ci décide de lui montrer un objet d’art auquel il tient particulièrement et qu’il tient enfermé dans son coffre. Angèle ne peut pas s’empêcher de jeter un coup d’œil sur le contenu de celui-ci. Voyant qu’il regorge de richesses, le naturel revient au galop et, au mépris de tous les dangers et remettant en cause tous les plans qu’elle a jusqu’ici élaborés soigneusement, elle improvise un petit braquage au nez et à la barbe du propriétaire.  Mais alors qu’elle va réussir son coup, Boistel s’en aperçoit et Angèle lui tire dessus accidentellement. Cette fois, elle a été trop loin et son seul espoir pour s’en sortir c’est de faire porter le chapeau à quelqu’un d’autre. Elle décide de piéger son fils. Elle l’appelle au secours en lui disant que Boistel a été victime d’un accident et, sans lui donner d’autres précisions, raccroche visiblement bouleversée.

Adrien qui est encore avec Shania se rend immédiatement chez Boistel avec la jeune femme. Adrien appelle tout de même Christelle, mais celle-ci dort et il lui laisse un message.

Pendant ce temps, Nora débarque chez Christelle et la réveille. Elle lui apprend tout ce qu’elle et Jacques savent ou soupçonnent et en particulier l’implication quasi certaine de la mère d’Adrien et de ses complices dans les tentatives de meurtre sur la personne de son patron dans le but évident de cacher les véritables activités d’Angèle.

Bien entendu, Christelle n’en croit pas un mot et pense qu’il y a une erreur. Nora, elle, est persuadée qu’Adrien est en grand danger. Ils doivent absolument le mettre en garde.

Pendant ce temps, Jacques est dans la chambre d’hôtel où il entreprend une fouille. Là, il tombe sur un ordinateur portable. Il tente d’y accéder, mais celui-ci est verrouillé par un code secret. Il ne sait pas encore que c’est son ordinateur et décide de le prendre comme pièce à conviction.

En essayant de contacter son compagnon, Christelle tombe sur le message qu’Adrien lui a laissé sur son répondeur. Accablée par la nouvelle de l’accident, elle essaye, en vain, de joindre Adrien et décide alors d’aller le rejoindre chez son père malgré les injonctions de Nora lui demandant d’attendre le retour de son patron. Mais Christelle, inquiète, ne veut rien savoir et part sur le champ. Nora l’accompagne non sans avoir laissé à son tour, sur un post-il collé sur porte de Christelle, un message à son patron, indiquant les coordonnées de Boistel ainsi que les raisons de leur départ.

Entre temps, Adrien est arrivé chez son associé et a constaté l’accident. Sa mère lui tend l’arme sur laquelle a pris soin, au préalable, d’effacer ses empreintes. Ce sont maintenant celles d’Adrien qui vont figurer sur l’arme. Mais Adrien n’a pas la tête à penser à ça. Il demande des explications à sa mère. Elle invente une histoire assez convaincante où Boistel aurait essayé de la séduire et demande à son fils de l’aider. C’est de nouveau la charmante mamie qui parle et Adrien ne peut pas imaginer sa mère couchant en prison. Adrien essaye pourtant de la raisonner. Après tout, ce n’est qu’un accident. Avec un bon avocat tout peut s’arranger.

Mais Angèle s’effondre en larmes. Que va devenir Shania sans elle ? Et son futur petit-fils qui ne connaîtra sa grand-mère que derrière des barreaux ? Non ! C’est inconcevable.

Tout s’arrangerait si Adrien y mettait un peu du sien et faisait preuve d’esprit de famille. En arrangeant un peu les choses, la police conclurait à un cambriolage frauduleux. Les bandits auraient pris également les clés du coffre de la banque et se seraient enfuis pour une destination étrangère avec leur butin. Ainsi, il sauverait sa mère, et du même coup la mettrait à l’abri du besoin jusqu’à la fin de ses jours. Et si Adrien le voulait, Shania l’attendrait avec sa part et il pourrait la rejoindre quand l’histoire se serait tassée.

Adrien ne sait plus quoi faire. Il est confronté à un dilemme. Si la police intervient, il envoie sa mère en prison et il perd à coup sûr tout espoir de revoir Shania ou bien il s’en remet au plan de sa mère et devient complice d’un vol et par extension de la mort de son associé.

Il en est là de ses réflexions quand arrive Christelle, toute affolée en compagnie de Nora. Avant que cette dernière ne puisse intervenir, Christelle a mis les pieds dans le plat et a tout raconté. Bien sûr, Adrien lui non plus n’en croit pas un mot et demande à sa mère de démentir. Ce qu’Angèle fait avec toute l’habileté dont elle sait faire preuve. Nora est sur ses gardes et elle sent que la situation est explosive. D’autant que dans le coffre grand ouvert, il y a un revolver.

Jacques arrive au domicile d’Adrien et découvre le mot de Nora. Il repart sur le champ.

Shania, exaspérée par cette attente, décide de porter un coup fatal à Christelle et se rapproche d’Adrien d’une façon où il n’y a plus d’équivoque possible. Elle demande au jeune homme de prendre une décision les concernant.

Christelle demande des explications à Adrien. Celui-ci est maintenant tiraillé entre son amour pour Christelle et sa passion pour Shania. Cette dernière ne se gêne d’ailleurs pas pour avouer à la jeune femme qu’elle n’est que la fille adoptive d’Angèle et donc qu’aucun lien de parenté ne pourra se mettre en travers d’Adrien et elle. Adrien accuse le choc, mais Christelle reçoit la nouvelle comme une gifle de plein fouet et, sous le coup de l’émotion, elle s’évanouit. Adrien se précipite à son chevet. Shania, elle, semble aux anges.

Nora, quant à elle, s’est doucement rapprochée du coffre et lorgne discrètement sur le révolver. Mais Angèle s’en aperçoit et s’approche, elle aussi, du coffre. Il y a clairement de la tension dans l’air. Elles sont maintenant à égale distance de l’arme. Shania aussi s’est aperçu du petit manège, mais elle est beaucoup trop loin pour faire quelque chose.

Christelle a repris ses esprits et reste blottie dans les bras d’Adrien. Elle ne veut plus le lâcher.

Sa mère lui fait valoir son sang. Il est comme elle, un hors la loi, il n’est pas fait pour cette vie de patachon. Il doit vivre sa vraie vie, celle d’un voleur exceptionnel.

Jacques arrive enfin. Il a l’ordinateur et Nora lui souffle le code. Sur l’écran, s’affiche alors, les photos d’Angèle et de Shania lors des combats de catch. Adrien demande des explications. Angèle s’empêtre dans des explications vaseuses. C’est ce moment que choisit Boistel pour revenir à lui. Il n’était que blessé et son état requiert une assistance immédiate. Adrien dit à sa mère qu’elle peut encore s’en sortir. Il n’y a pas mort d’homme. Alors, Angèle se saisit du revolver et menace tout le monde. Shania se range du côté d’Angèle et demande à Adrien de les rejoindre. Ensemble ils peuvent faire de grandes choses. Doucement, le détective s’empare lui aussi d’une arme qu’il tenait secrète jusque là. Les forces s’équilibrent. Adrien est pris maintenant entre deux feux. Il doit faire un choix. Il regarde tour à tour Christelle et Shania. La situation risque de dégénérer. Il prend sa décision. Il demande pardon à Christelle. Il est désolé, mais il s’est trompé jusque là sur sa vie. Il braque son arme sur le détective et lui prend son arme. Il dit qu’il n’est pas fait pour cette vie là. Il a compris qu’il ne devait plus lutter contre son instinct. Il rejoint les deux femmes. Il prend l’argent qui se trouve dans le coffre et prend la main de Shania. Le visage d’Angèle s’illumine. Cet homme là, est vraiment son fils. Ils s’enfuient tous les trois.

 

Adrien est au volant de sa voiture. Angèle ne cesse de tarir d’éloge sur son fils. Elle lui dit qu’il a pris la bonne décision. Adrien a le visage fermé. Il arrête la voiture près de la gare et demande aux deux femmes de sortir. Comment ont-elles pu croire qu’il abandonnerait sa femme et son enfant ? Il n’est pas comme sa mère. Il n’est pas comme eux. Il leur laisse une chance de s’en sortir. Il appellera la police le lendemain seulement. Il fait des adieux à sa mère et à Shania. Malgré les protestations des deux femmes, il reste ferme. Il sait où est sa vie, désormais.

 

FONDU AU NOIR

 

Nous retrouvons Adrien et Christelle. Ils sont en compagnie de plusieurs invités dont Boistel qui s’est parfaitement remis. Dans leur grand jardin, tous ces invités sont venus fêter l’anniversaire d’Arthur, leur enfant, âgé de cinq ans maintenant. Arthur est le roi de la fête. Il y’a d’autres gamins de son âge. Nous surprenons Arthur en train de racketter un enfant un peu plus jeune. Les autres ont visiblement peur de lui. Il sourit malicieusement. Le même sourire que sa grand-mère.

 

 

 

 

 

 

 

 

Un homme armé et visiblement perturbé prend en otage un groupe de personnes dans un musée dont les issues sont bouclées. Sans pouvoir donner d’explication rationnelle, il leur dit qu’il fait cela pour les sauver d’une mort certaine qui les attend à l’extérieur.

La situation se renverse quand le preneur d’otage devient à son tour la victime et se retrouve pourchassé par les otages qui se sont institués en « milice ». Mais c’est sans compter sur cette chose pernicieuse et malveillante qui rôde dans le musée et qui semble avoir un lien très spécial avec le ravisseur.

La révélation finale nous éclairera sur ce lien de façon surprenante et originale

C’est l’histoire d’Adam qui tente de reconstruire son monde intérieur mais qui rate cette formidable opportunité en arrivant, avec dix minutes de retard, au rendez-vous qui aurait pu changer sa vie.

La course effrénée du héros, véritable parcours du combattant, constitue le fil rouge, à la fois énigmatique et énergique, qui rythme le film. Elle représente la colonne vertébrale de l’histoire, autour de laquelle s’articulent des séquences allant crescendo dans l’énergie et l’humour. 

Nous voyons tout ce que le héros aurait dû ou pu faire et dire pour se réaliser pleinement s’il était arrivé à l’heure.

Le spectateur est emporté dans le sillage du héros qui le laisse sans répit, jusqu’à un rebondissement final – espérons-le – inattendu !

Quand, adolescent, on a passé ses vacances à la ferme et que l’on a participé activement aux travaux des champs, il en reste toujours quelque chose quel que soit le nombre des années qui se sont écoulées depuis. Et si l’on revient, même un court instant, dans ces lieux qui nous ont vu grandir, qui nous ont forgés, endurcis, il est possible alors, que des images ressurgissent et que l’on se souvienne, avec une certaine nostalgie, des bons moments que l’on a passé au contact de la nature, de la vie rude et saine de la campagne. 

On peut même se souvenir d’un amour d’été, un amour d’adolescent qui, bien que l’on pensait l’avoir oublié, est toujours là, enfoui au plus profond de son être comme une graine qui aurait été mise en terre et qui n’attendait que la nouvelle saison pour surgir et fleurir enfin.

C’est de cette promesse d’une vie nouvelle et d’un bel amour dont il est question dans ce film.

 

L’autre jour, dans le métro, j’ai vu un spectacle de marionnette. L’homme avait installé, entre deux barres métalliques, un castelet rudimentaire, constitué d’un tissu noir dont les extrémités étaient reliées par deux tendeurs.

L’histoire, elle aussi, était rudimentaire. Deux pauvres marionnettes qui n’avaient sans doute jamais connu les mains expertes d’un manipulateur, essayaient tant bien que mal de se faire entendre au milieu de la cacophonie ambiante. La prestation du marionnettiste est passée pratiquement inaperçu à deux ou trois exceptions près. Ensuite, il s’est déplacé parmi les voyageurs en tendant une boite puis a démonté son matériel en un temps record avant de passer au wagon suivant.

Il ne s’est rien passé ou presque. Ce spectacle n’a pas changé la vie des gens ou leur vision du monde.

C’est en voyant ce spectacle que j’ai eu l’idée de ce scénario.

Et si l’histoire que racontait les marionnettes avaient une incidence sur notre vie privée ?…

Ce film nous parle d’amour et d’espoir, l’espoir d’avoir une seconde chance.

Ce scénario met en scène un homme ordinaire qui, à la suite d’une banalité – un simple refus – pète un plomb. A sa manière. Le déclencheur ? Une vétille, un rien, une promesse qu’on n’a pas tenue et le grain de folie s’installe. Rien de très méchant. Après tout, la victime n’est qu’une voiture, un morceau de métal qui roule. Mais on ne peut pas s’empêcher de penser que cela pourrait être pire.

C’est l’histoire d’une obsession passagère. Chacun de nous a eu, un jour ou l’autre, envie d’exercer une petite vengeance personnelle, ne serait-ce que par principe ou simplement pour mieux dormir.

C’est de cela que parle cette histoire. Cette jubilation que l’on ressent lorsque l’on a le sentiment de prendre une petite revanche sur ceux qui nous ont humiliés, contrarié, vexé, ou qui, sans vergogne, ce sont introduit dans notre petite bulle. En bref, une petite revanche sur la vie.

Scénarios disponibles sur simples demande